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Valernes, une histoire épique
Valernes a un important passé historique marqué entre autre par la proximité avec la Papauté d’Avignon (1305-1422).

Antiquité 

L’occupation du territoire est assez mal connue. Il semble que les AVANTICI occupent le sud du diocèse de gap et les SOGIONTII sont fixés du sud des baronnies à la durance et sur une partie des monges. ILS sont fédérés aux VOCONCES. Ces peuples alpins sont vaincus et soumis en 14 avant JC par AUGUSTE. (Leur nom est mentionné sur le trophée des alpes à la turbie).Ils sont rattachés à la province romaine de la Narbonnaise.  Au deuxième siècle ils sont détachés des VOCONCES et forment une ‘’civitas’’, avec pour capitale SEGUSTERO (sisteron).
La présence des hommes sur le sol de la commune demeure mal connue. Dans l’état actuel des connaissances, seul un lieu (lausis) a révélé des céramiques datées des deux premiers siècles de notre ère. Dans les premiers siècles nous n’avons pas ou peu de connaissances sur la vie de ce territoire, pourtant les noms de nombreuses familles ancestrales locales attestent d’une pénétration germanique importante.

Moyen Âge 

Le lieu, un domaine de style Carolingien est cité pour la première fois en 739 dans le testament du patrice ABBON (nommé patrice de la Provence par Charles Martel, il en fut le dernier). ABBON est le neveu de l’évêque de Gap et de l’archevêque d’Embrun, son immense domaine s’étant du Rhône aux Alpes jusqu’à la Méditerrannée.IL lègue ses biens à l’abbaye de la NOVALAISE, dont sa « CORTE  MEA VALERINIACA ».
Nous ne savons plus rien de ce domaine jusqu’à la fin du X° siècle.
Les incursions sarrasines ont- elles eu une influence notoire sur ce lieu ? (Saint BEVONS, fils de riches nobles seigneurs de Noyer Adelfred et Odilinde, infligea une défaite irréversible à une armée sarrasine au rocher de PIERRE IMPIE  (RIBIERS).
La localité est de nouveau citée en 1040 dans une convention passée entre St-Victor et deux habitants de CHATEAUFORT (Castrum forte). Ces derniers autorisant à « occuper l’Ubac compris entre la rivière SASSE et la montagne de GÂCHE avec comme limite la voie qui viens de Valernes jusqu’à TERRE ROUGE ».
En 1069 deux frères Isnard et Isoard, originaires de Valernes donnent au monastère de saint Victor de Marseille :

  • Un manse (ferme) en entier avec la dîme et tous les droits afférents
  • Une église dédiée à saint-Heyriés (référence à saint Arey évêque de Gap), ainsi que les terres afférentes et la dîme prélevée sur les récoltes des fermiers. Les deux frères font don à  Saint-Victor ‘’par un ordre sacré de Dieu et en offrande à leurs péchés’’.
L’église appartenant à des laïcs Isnard et Isoard existait donc quand cela était possible : à l’époque Carolingienne. Nous pouvons imaginer que cette église était incluse dans la CORTE MEA VALERINIACA et que là ce trouve le fondement de notre village actuel. Déplacépar la suite pour un emplacement fortifié sur un piton. Ce site comportait une source bienvenue pour la vie au château, et qui perdura pour une ‘’boulangerie’’.

Dès le XII° siècle, l’organisation territoriale subie de profonds changements, ainsi  Valernes va construire  un habitat regroupé autour de l’édifice castral. Une église est édifiée et dédiée à sainte Marie près du château en 1113. Pendant un temps les deux lieux de culte, sainte Marie et saint Heyriés fonctionnent simultanément.  Sainte Marie (église paroissiale) est desservie par un chapelain, saint Heyriés par un prieur. Le cimetière est conservé près du prieuré de saint Heyriés.
Deux autres prieurés coexistent à cette époque sur le territoire valernais : Saint- Didier et saint Marcellin (mentionné dans le cartulaire de Gellone au XII° siècle). Ils appartiennent à l’abbaye  de saint Guilhem le désert jusqu’au XV° siècle puis passent à l’abbaye de sainte Claire de Sisteron.
La chapelle de Saint- Didier est en très bon état car entretenue et rénovée par ses actuels propriétaires, celle de saint Marcellin est en ruines.
Les XI° et XII°  siècles n’apportent pas de changements c’est une aristocratie locale qui règne sur le fief et qui adosse à leur nom le terme de : VALERNA (ex : raimundo de valerna en 1138).
Au XIII° siècle Valernes fait partie du douaire attribué à Béatrice de Savoie, les Laveno apparaissent dans la possession. Valernes est la première acquisition des Laveno en Provence alpine. Philippe de Laveno est marié à Garsende sœur de Justas seigneur de Peipin. En 1255, il obtint la seigneurie en échange d’une dette contractée par Justas de Peipin.

Au XIV° siècle, la Cour royale d’AIX acquiert la seigneurie de Valernes.
La reine Jeanne 1° de Naples, comtesse de Provence dite ‘’Reine Jeanne’’ offre en 1348 à Guillaume II Roger de Beaufort frère du pape Clément VI (le plus brillant des papes d’Avignon) la seigneurie de Valernes pour le remercier (de certaines interventions !). La seigneurie est érigée en vicomté en 1352 et Guillaume II Roger devient le premier vicomte de Valernes. Cette vicomté comprend les territoires de Bayons, la Motte, Vaumeilh, Bellaffaire, Gigors, Lauzet, les Mées, Mezel, Entrevennes et le Castellet, avec leurs juridictions et dépendances.

Les Beaufort, d’origine limousine eurent une influence très importante en Provence. Guillaume II Roger premier vicomte de Valernes eut plusieurs fils :
  • TRISTAN enfant naturel apparait dans les troubles qui agitèrent la Provence à la fin du XIV° siècle
  • De son premier mariage avec Marie Chambon naît en 1330 Pierre Roger de Beaufort, le futur pape Grégoire XI. (pape qui retourna à Rome)
  • De son second mariage avec Guérine de Canilhac naît Guillaume III Roger père du futur Raimond Louis de Turenne (1352-1412), surnommé ‘’le fléau de la Provence’’
  • De son troisième mariage avec Catherine Adhémar de la Garde célébré le 9 novembre 1363 naît Raimond de Beaufort, héritier réservé, qui prête hommage en 1385. Le vicomte vit principalement à Paris.
C’est à la FIN du XIV° siècle, malgré la peste noire, la guerre de cent ans, et les troubles qui agitèrent la Provence que le fief de Valernes fut le plus brillant.
 
A L’EPOQUE DE LA COMTESSE DOUAIRIERE CATHERINE ADHEMAR DE LA GARDE :
Le personnel (Une trentaine) résidait toute l’année au château de Valernes au service de la comtesse sans compter les journaliers et ouvriers agricoles employés temporairement ou pour des travaux extraordinaires.
Le lieu ; « de grandes terres labourables, les prés dits des condamines, d’auche, de sambuc, des jardins,  des vignes.
La maison seigneuriale de valernes ; moitié ferme, moitié château, avec une grande cour pour les cérémonies, sa salle à manger chauffée par un four, sa terrasse, ses tours, sa salle d’armes, ses vastes écuries logeant quarante juments, les roussins, les bœufs de labour et d’engrais, ses greniers, ou l’on concentrait les blés de la vicomté, son cellier, sa cave, sa boulangerie »
Les revenus : 400 écus d’or qu’un messager portait en plusieurs fois dans l’année à Paris lieu de résidence du comte Raymond de beaufort.

 Les temps modernes

En 1579 la vicomté de Valernes est divisée en diverses parts et le fief de Valernes des Beaufort est cédé  aux Mas-Castellane qui le conservent jusqu’en 1625.Les Bernardi  acquirent le fief qu’ils conserveront jusqu’à la révolution. Leur lignée existe toujours.
Le cimetière existe au prieuré de Saint-Eyriès, il est transféré au village.
Pierre Parparin de Chaumont évêque de gap propriétaire du prieuré de Saint-Didier le fait élever au rang de fief pour son neveu Claude de Château Gaillard en 1590. Ce fief reste dans la famille jusqu’à la Révolution française.
Pendant les guerres de religion, le village est aux mains des protestants et le château est ses murailles sont démolis en 1586.
90 maisons se trouvent dans l’enceinte villageoise, il y a : la maison des Ursulines, l’Hôpital, les écoles, la chapelle de la confrérie des pénitents blancs, le four à pain, le moulin à huile (noix) et les boutiques d’artisans, notamment tisserands (laine et chanvre).Au-dessous des remparts s’étalent les jardins potager, les moulins sont implantés sur les rives du Sasse (foulons à draps) et appartiennent au seigneur.

Révolution française

Le prieuré de Saint-Heyriès étant à bas, il demeure six parcelles de terres labourables  de 22 584 cannes (9 hectares) qui procurent encore un revenu à Saint-Victor. Ces terres sont situées à Saint-Heyriès , Pré Farrand, aux combes, au thoron, à la condamine et au Plan. Devenues biens nationaux, elles seront adjugées le 21 janvier 1791 pour 4400 livres à quatre acquéreurs : Mathieu Richard, Pierre Moynier , Gaspard Jarjaye, et Jean-Antoine Matabon.
Aujourd’hui seul un oratoire rappelle l’origine de la communauté Valernaise.
L’ensemble des biens de ‘
’l’abbaye royale  supprimée de Sainte-Claire’’ dont font partie le Domaine de Saint-Didier et celui de Saint -Marcellin sont  vendus  comme bien national  au cours de la deuxième  enchère le 2 février 1791. IL faut allumer quatre feux pour qu’au bout ; Guillaume - Michel Jarjaye soit déclaré acquéreur pour la somme de 20 400 livres.
Les sociétés populaires n’ont vécu que le temps d’une révolution mais l’œuvre accomplie n’est pas négligeable. Les idées nouvelles ont pénétré  dans les campagnes les plus reculées du Haut-Pays.
La société Patriotique de Valernes fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, le11 mai 1792. Elle s’affilie à la société patriotique de Marseille (club Jacobins de la rue Thubaneau) en août de la même année. 60 à80 % de la population masculine la fréquente. Les ménagers constituent la moitié des militants ; avant l’an II les ménagers ne parviennent pas à saisir la présidence qui est monopolisée par les ecclésiastiques ; Antoine Matabon, un ménager est nommé archiviste, tandis qu’un autre ménager, André Motte, est trésorier le 17 mars 1793. En messidor de l’an II, le même Matabon est secrétaire, un autre manager Gaspard Jarjaye est Président de la société.

Révolte de 1851 dans les Basses-Alpes

Suite au coup d’état du 02/12/1851, les Basses-Alpes se soulevèrent en une insurrection armée. Après l’échec,  une répression sévère se poursuit ; huit valernais sont traduits devant la commission mixte (la peine encourue était la déportation en Algérie).

Guerre de 39/45

Le village a accueilli des émigrés de l’est de la France ; certains ont fait souche au village ; la descendance est toujours présente.




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